Dimanche 8 février 2009
Yoohoo ! Back in business !

Un mois de janvier et un début février chargés : rien d'exceptionnel mais une série de petits riens qui remplissent et réchauffent la vie en ces temps polaires... Du coup, récit thématique et non événementiel ce mois-ci.


School (je me la joue sérieuse en commençant par là.... ;-P)

New semester, new schedule ! J'entame officiellement un semestre avec un week-end de 4 jours toutes les semaines : je suis libre du jeudi soir au mardi matin. Bottom line : mon week-end est plus long que ma semaine, le rêve  de tout étudiant, non ? Toujours est-il que c'est bien pratique : ça me permet de concentrer mes visites à Wagner et de profiter de New York le reste du temps. Ce sera très pratique pour voyager aussi car mon programme de virées est encore bien plein : Philly, D.C., New Orleans, Niagara Falls, etc...
Au niveau des cours, je suis aussi ravie :
- North American Indians : c'est bien le lieu où étudier le sujet, non ?
- Comparative Cultures : au programme, sorcellerie au Nigeria, prêtresse Voodoo à Brooklyn, galère des immigrants mexicain en Californie et autres questions & énigmes culturelles.
- Archaeology : les bases en archéo teintées d'Amérique Pré-colombienne
- Death & Beyond : traditions et croyances entourant la mort et l'après-vie à travers le monde !
Mes profs sont toujours aussi sympathiques et ne cessent de faire preuve d'attention à mon égard. Je crois qu'ils se demandent un peu ce que je fous là... Il faut dire que je fais office d'extra-terrestre dans ces classes, non seulement du fait de mes origines, mais aussi du fait que j'ai déjà beaucoup plus d'expérience et de connaissances en anthropologie que les autres (toutes mes excuses pour t'avoir sous-estimé, cher système français).

Petite vue sur la fac enneigée


Weather (si, si, c'est digne d'être abordé en dehors des small talks !)

Vous n'avez pas vraiment besoin de moi pour savoir ça mais je vais me permettre de le rappeler quand même : ici, c'est l'hiver !
Et l'hiver à New York, c'est pas une blague les mecs... Pas de demi-mesures dans l'air ! Tout d'abord, des températures polaires et presque dignes de mon séjour en Bosnie : on est tombé jusque dans les -17° un week-end. Résultat : nos canalisations ont gelées plusieurs fois. La première, on a dû survivre à 3 jours sans douche ("Comment réapprendre à se laver avec un seau"). La deuxième fois n'a durée qu'un jour mais a également touché les autres robinets ("Comment réapprendre à cuisiner à l'eau minérale").
Ensuite, la température nous ammène à parler de ses conséquences : la glace ! Et oui, toute mon île s'est transformée en patinoire géante depuis plusieurs semaines et mon trajet pour aller à la fac ressemble plus à un parcours du combattant qu'à une promenade de santé, surtout quand on rajoute dans l'équation les multiples collines que j'ai à descendre et monter constamment. Bref, mon conseil : évitez les trottoirs, prenez la route ! C'est le seul endroit dégagé par les chasse-neiges et salé par la suite.
Dernière variable : la neige. Pour en avoir, on en a ! C'est joli, mais ça demande un matériel adapté : vive la vie en bottes, je vous le dis. Mais je dois avouer que je ne m'en suis pas encore lassée. Le campus sous la neige est un endroit magnifique : les pelouses immaculées, les arbres comme recouverts de cristal, le ciel bleu en contraste, etc. Je vais courir régulièrement dans un parc à côté de chez moi et il y a là-bas un lac entièrement gêlé. Au coucher du soleil, c'est tout simplement superbe.



Nos installations (sèche-cheveux et radiateur d'appoint) pour essayer de dégeler la douche....


Food (attendez, ça reste tout de même l'essentiel dans la vie ! Moi, française ? Comment avez-vous deviné ?)

Avec Fred, un des mes colocs, on a sérieusement décidé de se remettre à cuisiner. Avant ça, je commençais doucement à me laisser couler dans le confort de la cafétaria et du chinois à domicile (bon, pas à ce point-là, mais vous saisissez le principe).
Je crois que le tout a été amorcé par l'anniversaire de Paola : pour l'occassion, la demoiselle a suggeré que l'on cuisine un repas français à nos amis américains. Finalement, le menu n'était pas vraiment français mais la qualité y était : cake aux tomates séchées, mozarella, olives et basilic en entrée avec une salade de pousses d'épinard agrémentée d'amandes effilées et de poires, puis un risotto au jambon sec et aux champignons et pour couronner le tout, une galette des rois maison. Ces chers américains ont beaucoup aimé la tradition de la galette et se sont adonnés avec enthousiasme au cérémonial du plus jeune sous la table et de la désignation des parts.
Bref, racontant tout ça à Fred et réveillant nos papilles, on s'est séparé la semaine en deux et chacun de nous cuisine à tour de rôle. Depuis, je navigue entre la France (poulet à la moutarde au miel et pommes de terre sautées au piment de cayenne et aux herbes), l'Italie (poulet au parmesan et gratin de courgettes), la Grèce (aubergines farcies à la feta et aux pignons de pin), la Thaïlande (curry vert au lait de coco) et le Japon (les indémodables sushi). De son côté, Fred me fait découvrir la cuisine du Sud des Etats-Unis (Fried chicken and collard greens, mixed grilled seafood, linguini aux coquilles saint-Jacques, etc.)
De même, je tâche de continuer mon exploration culinaire de Manhattan et dernièrement ce qui nous a fait craquer, ce sont les cupcakes de la Magnolia Bakery. Les gens font la queue devant jour et nuit (c'est ouvert encore après minuit) et honnêtement, ça vaut le coup. Yummy !




Sports (tout cela commence à ressembler aux rubriques d'un magazine...)

Grand moment de la vie américaine : le week end dernier, c'était le Superbowl ! Pour les incultes, le Superbowl est la finale du tournoi de la NFL, la National Football League. C'est ici l'occasion d'acheter une nouvelle tv écran plasma géant et home cinema, c'est l'occasion de boire de la bière et de hurler sur l'arbitre et c'est l'occasion de se retrouver pour en profiter entre amis. C'est aussi un moment très attendu en ce qui concerne les publicités. Les 30 secondes de pub pendant le superbowl coûtent 30 millions de $  (100 000$/sec) alors essayez un peu de vous imaginer qui  a les moyens de se les payer... Or, étant donné que le trait le plus marquant de la télévision américaine se résume à l'interruption constante des programmes par des commercials breaks (toutes les 5 à 10 minutes en moyenne), le Superbowl est une véritable mine d'or pour les publicitaires. On s'est donc amusé à parier sur les produits présentés. J'ajouterai seulement que Coca et Pepsi étaient naturellement de la partie mais également beaucoup de films.
Cela dit, notre Superbowl aura été très fortement teinté d'alliance américano-française. D'abord un nombre égal de participants de chaque côté : quatre américains (Miles et Fred, mes colocs, Natalie, la copine de Miles et J.T, un ami de Miles) et quatre français (Paola, Jo, Salem et moi). Et un découpage de la soirée en deux : une première mi-temps accompagnée de nachos & salsa et de bière (de la budweiser bien sûr...) et une deuxième mi-temps au champagne et au foie gras grâce à Jo.



Party (hé, j'ai 21 ans maintenant, il est temps que j'en profite !)

Quelques sorties bien sympas ces derniers mois, maintenant que j'ai l'âge légal d'entrer dans les bars. Mais beaucoup de sorties musicales également. Après les jazz clubs de décembre, on a été voir un concert au théâtre où travail Jo : c'était un intéressant mélange de musique électronique et de violon. Sur la scène, un panier de pommes surplombé du signe "Free Apples" et deux chaises, l'une coiffée de la mention "Massage Chair" et vraiment agrémentée d'un masseur et l'autre juste derrière le violoniste et labellée "Best Seat in the House". Le principe était que le spectacle se voulait interactif : les spectateurs pouvaient évoluer librement sur la scène pendant la musique, aller se chercher une pomme, se faire masser au rythme du violon, aller s'asseoir derrière les artistes, regarder par-dessus l'épaule du mixer ou tout simplement se balader. Concept assez sympa, même si presque toutes les pommes sont parties avant le début et que les gens allant sur scène se sont comportés un peu comme des enfants. Bref, on fait ce qu'on peut avec un public de hipsters !
Sinon, je suis aussi allée pour la première fois aux "Target First Saturdays" au Brooklyn Museum. Tous les premiers samedis du mois, Target (une chaîne de supermarchés qui ne se concentre pas seulement dans la nourriture mais aussi vêtements, électroniques, etc) et le Brooklyn Museum organisent toute une série d'activités centrées sur un thème dans les locaux du Musée. Ce mois-ci était consacré à la "Black American History". Le soir, était organisée une Dance Party avec deux DJs mixant sur une sélection de titres faisant hommage à James Brown et Fela Kuti, mais le plus sympa dans l'histoire, c'est le lieu où cela se déroulait : la Beaux-Arts Court du 3e étage, sorte de gigantesque atrium d'architecture néo-classqiue d'où pendait un grand lustre tout illuminé et dont les arcades sont pleines de peintures européennes. Je vous laisse imaginer l'ambiance. Après avoir déjà fait un concert electro dans une cathédrale en Tunisie, je classe cette fête dans mes must d'espace-temps incongrus pour faire la fête !


                                

Ce sera tout pour l'instant.
Irène (ma coloc en France pour ceux qui ne savent pas) arrive lundi pour deux mois et demi. Je songe donc sérieusement à me lancer dans mon programme de voyage. Avec un peu de chance, je posterai bientôt un article sur une virée intéressante !


Par Aya
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Lundi 19 janvier 2009
Heeeey !! Me revoilà !!

Un peu de temps a passé certes, mais que voulez-vous ? C'est prenant les vacances !
Néanmoins, me voilà de retour sur la grosse pomme. Pas mécontente d'ailleurs : ses foules, le brouhaha du traffic, des klaxons et des stéréos, son panorama vertical, ses milles odeurs de café, d'égoûts, de hot-dogs, de cigarettes et de parfums mêlées...bref, tout ça finit par vous manquer. Mais je dois aussi avouer qu'après cinq mois dans cette métropole grouillante, le break made in New Mexico s'est fait apprécier à sa juste valeur.
Ponctué d'aventures, il le fut et il le faut ! Jour du départ : je me réveille et je regarde dehors, tout est blanc de la neige de la veille. Première pensée : chouette ! Soudaine réalisation : la neige a complètement gelé durant la nuit et est maintenant aussi dure que de la pierre et glissante comme du savon. Moins chouette... On ne se décourage pas pour autant : La Guardia, j'arrive ! Je traîne plus que je ne tire ma valise sur les trottoirs gelés de Staten Island jusqu'au ferry. Le reste est assez facile : un métro ou deux (waouh, le métro N devient aérien quand on entre dans le Queens!), un bus (j'en laisse passer deux avant de pouvoir parvenir à me faufiler dans le véhicule bondé de voyageurs sur le départ) et une navette intra-aéroport (mais combien de terminaux  y a-t-il ici ??). Tout ça pour apprendre que lors de ma correspondance à Washington, je dois changer d'aéroport... Ca m'apprendra à être attentive quand je réserve un vol ! Insouciante de nature, je remets le problème à plus tard et je tâche déjà de trouver où je dois m'enregistrer car je voyage sur United mais mon vol est opéré par US Airways pour simplifier les choses.
Quelques contrôles de sécurité plus tard (brrr, le sol est froid quand on doit enlever ses chaussures!) et me voilà dans l'avion. Vol court : j'ai à peine le temps de lire un chapitre et nous voilà à Washington. Bon, j'ai 3h devant moi et un aéroport à l'autre bout de la ville à atteindre. Un taxi : trop cher les enfants... Transports en commun : trop long les amis ! Une navette ? Parfait ! Je saute dans un mini-bus en priant pour que le traffic ne me fasse pas rater ma correspondance. J'arrive à 6h20, début de l'embarquement 6h30 et je dois encore repasser tous les contrôles. Je n'ai pas de montre heureusement et mon portable est au fond de mon sac, du coup pas une seconde de stress ! Je souris aux douaniers et leur souhaite de bonnes vacances dans la foulée. J'embarque dans l'avion, discute un peu avec mon voisin londonien et attends le départ...et attends....et attends... Annonce : "Nous avons perdus les pilotes. Tout l'équipage est là mais nous ne savons pas où sont les pilotes". C'est les vacances et tout le monde préfère en rire qu'en pleurer. Les retardataires en sont d'ailleurs ravis et tout le monde parvient à attraper sa correspondance du coup, comme mon autre voisin d'ailleurs ! Ted, joyeux étudiant en provenance d'Upstate New York, ayant oublier l'heure au café de l'aéroport au profit de son estomac, prend place à côté de moi avec philosophie. De fil en aiguille, on se met à discuter. Il va également à Albuquerque, il en est originaire ("born and raised, pal, born and raised !"). J'apprend aussi qu'il est le petit-fils d'Edward T. Hall, le célèbre anthropologue américain ayant écrit La Dimension cachée. Je bave d'admiration devant les anecdotes qu'il me raconte... (euh, réflexion faite, oubliez ce que je viens d'écrire...). Les quatre heures de vol passent comme un rien et après un échange de numéros et une promesse de se revoir au Nouvel An, chacun trace la route à l'aéroport d'Albuquerque.


Albuquerque fut une bouffée d'air frais par rapport à New York : aucun immeuble de plus de trois étages, des routes incroyablement larges et spacieuses, des montagnes à pertes de vue, des couleurs et une végétation désertiques ("aï cactus caramba!"), des gens polis et relax, etc. Bref, ça change et ça fait du bien ! Je m'installe chez mon grand-oncle dans ma chambre avec lit double et salle de bain rien que pour moi : le rêve ! Pour le reste, mes deux semaines et demi s'écoulent paisiblement. J'en profite pour voir mes cousins : Dustin est parti de New York un jour avant moi et je revois Walker après cinq ans, wow, il a grandi ! Claudia, leur mère, est toujours aussi sympa et le contact repasse immédiatement. 





 

Je passe mes journées à discuter voyages, famille et anthropologie avec mon oncle, à explorer sa superbe bibliothèque et à admirer ses photographies de New York dans les années 60 (il est photographe ^_^). Les après-midis, on va faire des randonnées dans les montagnes evironnantes et je profite de couchers de soleil parmi les plus beaux que j'ai vu. Il y a plein de pistes de randonnées juste derrière la maison de mon oncle et on peut atteindre cet espace sauvage à pied. Sinon on explore quelques pistes un peu plus loin de la ville, plus profond dans les montagnes. Il neige par intermittence et les sommets sont souvent enneigés.

 

Le jour de Noël, on décide d'aller dans un des pueblos qui ne sont pas loin pour aller voir les danses du jour de Noël. Tout le monde en voiture et en route pour Jemez Pueblo. Je n'ai aucune photos des danses car il est interdit de photographier, dessiner ou enregistrer la cérémonie. Rien que pour les yeux donc ! Magnifique en tout cas. L'endroit est très beau aussi, perdu au milieu d'un vaste canyon. On s'éloigne un peu pour aller se promener au bord de la rivière et hop ! on resort les appareils photos. On trouve un tracteur pour enfant abandonné et Dustin et Walker s'en donnent à coeur joie. Puis, exercice d'équilibre; pénalité : tomber dans la rivière.... Brrrrr.

 
 


Une nouvelle ligne de train entre Albuquerque (la plus grosse ville du Nouveau-Mexique) et Santa Fe (la capitale officielle de l'état et une des plus vieilles villes de tous les USA car fondée en 1607 par les espagnols) a ouvert le premier week-end de mon arrivée et pour l'inaugurer, le voyage était gratuit pendant une semaine. Du coup, le deuxième week-end, on décide de tous prendre le train avec des amis de Dustin. Bien sûr, tout le monde a eu la même idée que nous et le quai de la gare était tellement plein qu'on a douté un instant de pouvoir grimper dans le train. On a réussi mais du coup on a passé tout le voyage debout dans le couloir, autant dire qu'on n'a pas vu grand chose du paysage. Heureusement, l'ambiance était bonne enfant et tout le monde plaisantait dans les wagons. Détail amusant : on a traversé plusieurs réserves indiennes et on a eu droit à des annonces dans tout le train nous avertissant que nous n'avions pas le droit de prendre des photos pendant vingt minutes !

Santa Fe est une ville charmante mais diable, ce qu'il faisait froid ! Plutôt que de se balader dans les rues, on a écumé les galleries d'art et de photographie. J'ai d'ailleurs peu de photos de la ville car je n'avais pas le coeur de sortir les mains de mes poches... Ca reste un endroit très beau : tous les batiments sont en adobe dans un style d'inspiration méxicaine et donnent une belle impression d'ensemble. C'est un peu comme remonter dans le temps.


Pour le Nouvel An, on est parti en expédition à Chaco Canyon, un endroit impressionant rassemblant quelques 3000 sites archéologiques. C'est le site précolombien le plus important au Nord du Mexique. Il abritait une culture, la culture anaszi, qui reste encore des plus mystérieuses de nos jours car on ne connaît ni sa provenance ni les raisons de sa disparition. Certains archéologues ont même émis l'hypothèse qu'elle pourrait être apparentée avec la culture Toltec du Mexique. Bref, je m'enflamme un peu mais vous comprendrez que mon coeur d'archéologue était aux anges. Le lieux était absolument superbe ! Déjà la route pour y aller : on a mis plus de trois heures à atteindre le site, traversant une bonne partie du Nouveau Mexique, mais surtout parce que la dernière partie du chemin se résumait à de la route en terre parsemée de boue, de neige et de verglas. Aïe aïe aïe ! Comme son nom l'indique, le site est niché au coeur d'un canyon et les formations rocheuses font parties intégrantes des constructions. Il a aussi fait un temps superbe ce jour-là : croyez-le ou pas, je marchais dans la neige en t-shirt ! Par contre, les chemins étaient véritablement couverts de boue dans laquelle on pouvait s'enfoncer jusqu'au dessus des chevilles et je n'exagère pas une seconde. Les ruines étaient très belles et j'ai beaucoup appris sur les Natives Americans vivant là, leur architecture et leurs coutumes. Voilà comment prendre un peu d'avance sur mes cours du deuxième semestre.

 
                          
 

Pour le retour, on a pris un chemin différent et on s'est arrêté au milieu de nulle part pour aller voir tout un ensemble rocheux qui avait l'air particulièrement beau dans la lumière déclinante du soir. On a grimpé, escaladé, vadrouillé, joué avec nos ombres et pris plein de photos !

 

Le soir du Nouvel An, comme promis, je suis allée retrouver Ted et des amis à lui dans le centre ville d'Albuquerque. J'ai pu profiter de mes 21 ans nouvellement acquis et nous sommes allés tous ensemble dans un bar qui servait du champagne gratuitement. On a un peu galéré pour trouver des taxis après mais on a finalement réussi à rejoindre la maison d'un des amis de Ted où nous nous sommes lancés dans des parties acharnées de beer pong, un jeu qu'il faudra que j'importe en France. Je fus une vraie star à ma grande surprise ! Il a tout de même fallu que je rentre vers 5h du matin et heureusement une personne s'était désigné capitaine de soirée et n'avait pas bu. Le problème : on était huit à devoir être ramenés. Il a donc fallu se serrer dans la voiture et étant la première à descendre, j'ai fini....dans le coffre !

Dernière aventure : nous sommes partis pour quelques jours dans le Colorado, à Durango pour être précis. Mes cousins y ont là-bas un ami qui a un chalet et Dustin voulait aller skier dans les montagnes. On embarque donc pour un trajet de quatre heure vers le Colorado. Plus on va vers le Nord, plus l'altitude augmente, plus il fait froid, plus il y a de neige et on arrive finalement dans les pics enneigés des rocheuses. La quantité de neige était carrément impressionante ! J'ai vu des voitures, que dis-je ?! des camions complètement enterrés sous la neige ! Le chalet de Warren était bien chouette (et bien chaud, héhé). Tandis que Dustin, Warren et un des amis de Dustin qui nous a rejoint sont allés skier, Claudia et moi avons exploré la charmante petite ville de Durango. Honnêtement, c'était le Far West sous la neige ! Hilarant !

 
 




Par Aya
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Jeudi 18 décembre 2008
A peine Thanksgiving terminé, toutes les maisons se sont parées de décorations de Noël, toutes plus farfelues et audacieuses les unes que les autres.  Les jardins rivalisent de guirlandes lumineuses et clignotantes aux couleurs criardes et mal assorties. Sur les pelouses, on peut maintenant apercevoir des rênes, des traîneaux, des pères Noël, des bonhommes de neige et des lutins. Certaines maisons sont tellement éclairées qu'elles ressemblent à des phares dans la nuit. J'ai commencé une petite collection de photos de ces maisons pour pouvoir faire un concours de la plus extraordinaire.

                     

Sinon Manhattan a également revêtu ses couleurs d'hiver : je me suis baladé au Rockfeller Centre l'autre jour pour aller voir le sapin si célèbre (je crois que Noël à Strasbourg avec son marché et ses décorations, son vin chaud et son jus d'orange au miel, ses sapins et ses touristes me manque un peu). J'ai été un peu déçue : certes il est très grand, mais pas aussi grand que celui de la place Kléber à Strasbourg, mais surtout ses décorations étaient vraiment kitschs avec des lumières de toutes les couleurs et seulement une grande étoile à son sommet. La patinoire, par contre, donne toujours autant envie malgré son prix prohibitif. Tout autour de la patinoire, de nouvelles décorations ont été installées qui sont, elles, beaucoup plus convaincantes. Une rangée d'anges qui soufflent de l'olifant, tout entourée de sapins. Des flocons de neige et des étoiles qui brillent sur les façades des immeubles. Des drapeaux dorés et verts qui flottent dans le vent.  Des petites lumières blanches accrochées aux arbres, tels des éclats de glace...

 

                           

Les vitrines de Macy's sont aussi quelque chose à voir absolument à New York : de petits automates bariolés s'y agitent sur différents thèmes comme l'espace, les usines de cadeaux, etc. Le magasin lui-même est assez impressionnant (c'est le plus grand du monde : neuf étages, trois pâtés de maisons au moins) : il est tout décoré de guirlandes de sapins mêlés de ruban rouge et doré, d'impressionnantes boules pendent au plafond et partout on peut voir des paquets cadeaux et des peluches. Cela donne des idées à certains d'ailleurs...
Mais ce qui est encore plus impressionnant, c'est le monde qu'on peut y voir tous les jours. On est dans les dernières semaines avant Noël et les magasins ne désemplissent pas, c'est assez effrayant de voir tous ces gens dans le métro avec autant de sacs que de doigts et qui forment des paquets deux fois plus grands qu'eux...


   
   

N'oublions pas non plus les incontournables Christmas Carols : Jingle Bell Rock, Rocking around the Christmas Tree, We wish you a merry Christmas, I want a white Christmas, Rudolf the red-nosed reindeer, etc... Ici, nos joyeux chanteurs sont rassemblés à Tompkins Square dans Alphabet City et disons qu'ils ont encore quelques progrès à faire... Mais l'ambiance était là avec les gamins qui dansaient, l'apple cider et le hot chocolate avec des marshmallows !


Par Aya
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Dimanche 7 décembre 2008



Hier soir, nous sommes allés célébrer l'anniversaire de Danielle dans un restaurant japonais. Petite parenthèse : endroit extraordinaire !!! Figurez-vous qu'il propose pour la modique somme de 17 dollars, un menu sushi All you can eat, c'est-à-dire à volonté !! Des suhis !! A volonté !! Mais le catch (il y a toujours un catch), c'est tout ce qui reste dans ton assiette à la fin du repas, donc tout ce que tu n'as pas réussi à manger dans ce que tu as commandé est à payer. Enfin, ce n'est pas non plus trop contraignant parce que finir son assiette de sushi, rien de plus facile ! Et puis, on peut toujours planquer ceux en trop, héhé ^_^



Enfin, tout ça pour dire que quand on est sorti du restaurant, on a eu l'agréable surprise de découvrir qu'il neigeait ! Notre première neige ! Elle commençait déjà à tenir un peu (brève illusion, plus rien ce matin...mais neige de nouveau au bulletin météo). On s'est tous mis à sautiller et à sourire bêtement. Rentrés à l'université, le campus était déjà tout blanc. Magnifique ! Et tout glissant aussi, moins sympa... Pas de mort jusque-là heureusement.

Vivement plus !


             

Par Aya
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Dimanche 7 décembre 2008

Le soir, j'avais rendez-vous avec mon cousin à Colombia à cinq heures. Quand je suis arrivée, le repas était en train de cuire. Mon cousin et ses colocataires avaient fait la cuisine toute l'après-midi. Une bonne odeur montait du four. Ils avaient préparé la plus grosse dinde que j'avais jamais vue. À côté, il y avait de la farce, de la purée maison, du maïs, du gratin de macaroni au fromage, du pain à l'ail fait maison, des haricots verts, de la confiture d'airelle et de la sauce pour la viande. À boire, on avait du champagne, du vin, de la vodka, du jus d'airelle et beaucoup d'autres boissons. Nous avons mangé pendant une éternité ! J'ai l'impression de n'avoir jamais autant mangé de toute ma vie. C'était délicieux ! Nos assiettes ressemblaient à des montagnes et nous nous sommes resservis plusieurs fois. Tout le monde était de bonne humeur et nous avons beaucoup rigolé.




Après le repas, nous avons décidé de mettre un peu de musique et nous avons joué au taboo, expérience difficile pour moi car en anglais. Heureusement, j'avais droit à des règles spéciales du fait que j'étais française : je pouvais passer toutes les cartes que je ne comprenais pas ! Ensuite, nous avons dansé. Ce qui était bien, c'était que nous pouvions faire autant de bruit que nous le voulions car tout l'immeuble est vide, tous ses occupants étant rentrés chez eux. Nous avons même décidé d'apporter à manger aux gardiens en bas. Mon cousin et un de ses amis se sont également mis à faire de l'escrime avec de véritables épées ! Plutôt dangereux ces deux-là !



Puis, nous avions envie de prendre un peu l'air alors nous sommes sortis. Nous avons vadrouillé un peu autour des bâtiments de Colombia et à un moment, l'un d'entre nous a proposé de s'introduire par effraction dans la business School. La porte d'en bas était facile à franchir : il suffisait de passer sa carte d'étudiant devant le lecteur magnétique. Nous sommes ensuite montés au 15e étage et nous avons trouvé la porte du toit déjà entrouverte. C'était une véritable invitation ! Une fois sur le toit, il y avait encore une échelle pour monter plus haut. Malgré notre état d'ébriété, nous nous sommes pris au jeu et nous avons décidé de grimper pour profiter d'une vue magnifique sur New York. De là où on était, on pouvait voir tout le Bronx et aussi le Queens.

Après être redescendus, nous avions envie de nous poser quelque part. Du coup, quelqu'un a proposé de s'introduire cette fois-ci dans la fac de psychologie, nous expliquant qu'à l'intérieur il y avait un amphithéâtre dans lequel on pourrait regarder un film. Porte d'entrée : même facilité. Mais pour la porte de l'amphithéâtre, les choses se sont révélées plus compliquées. Heureusement, jamais à court de ressources, mon cousin a appelé un de ses amis qui savait comment rentrer. Il nous a dicté par téléphone des instructions pour forcer la porte. C'était assez bizarre : il fallait passer la main sous la porte et en même temps faire jouer la serrure avec l'autre main. L'essentiel, c'est que ça a marché ! À l'intérieur, il y avait beaucoup de matériel informatique, comme un vidéoprojecteur avec un ordinateur relié, ainsi qu'un écran géant. On a allumé tout ça, on s'est installé dans les fauteuils, on s'est connecté à Internet et on a regardé des vidéos.



Nous sommes aussi montés sur les tables, ce qui nous a donné l'idée de faire des ombres chinoises sur l'écran géant. Après plusieurs essais, on a commencé à recréer des scènes célèbres comme celle de la création dans la Chapelle Sixtine. On s'est bien amusé à chercher quelle scène nous pourrions imiter : le célèbre baiser de la photo de Doisneau après la fin de la guerre, le fermier et sa fermière avec leur air très puritain...


 


On a eu une sacrée frousse quand un des amis de mon cousin est venu nous rejoindre : on a tous cru que c'était un gardien qui avait vu la lumière et on s'est mis à courir comme des fous vers la porte, en laissant toutes nos affaires à l’intérieur. L'ami en question était mort de rire. Un peu plus tard, en sortant, on a décidé cette fois-ci d'escalader les statuts dans le jardin du campus. Ardu !


En tout cas, une soirée haute en émotions ! Et qui s'est fini très tard ou très tôt, ça dépend du point de vue !

Par Aya
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Le Mot du Jour

La saison de football est maintenant presque terminée (plus qu'un match mais pas à domicile) mais c'est à présent le basket qui fait vibrer les murs de notre campus ! Ayant récemment commencé à bien connaître tous les joueurs de l'équipe (encore des fans du french accent...!) et toujours animée d'une réelle passion pour ce sport personellement pratiqué, je compte bien me faire tous les matchs de la saison. D'autant plus que ça risque d'être intéressant : l'équipe est en division 1 et va rencontrer des universités telles que Yale ou Columbia. J'ai aussi décidé d'aller jeter un coup d'oeil à l'équipe féminine par "moral support".

Ce sera décidément une année sportive que cette année américaine, le maître mot étant IN-TE-GRA-TION !


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