Un mois de janvier et un début février chargés : rien d'exceptionnel mais une série de petits riens qui remplissent et réchauffent la vie en ces temps polaires... Du coup, récit thématique et non événementiel ce mois-ci.
School (je me la joue sérieuse en commençant par là.... ;-P)
New semester, new schedule ! J'entame officiellement un semestre avec un week-end de 4 jours toutes les semaines : je suis libre du jeudi soir au mardi matin. Bottom line : mon week-end est plus long que ma semaine, le rêve de tout étudiant, non ? Toujours est-il que c'est bien pratique : ça me permet de concentrer mes visites à Wagner et de profiter de New York le reste du temps. Ce sera très pratique pour voyager aussi car mon programme de virées est encore bien plein : Philly, D.C., New Orleans, Niagara Falls, etc...
Au niveau des cours, je suis aussi ravie :
- North American Indians : c'est bien le lieu où étudier le sujet, non ?
- Comparative Cultures : au programme, sorcellerie au Nigeria, prêtresse Voodoo à Brooklyn, galère des immigrants mexicain en Californie et autres questions & énigmes culturelles.
- Archaeology : les bases en archéo teintées d'Amérique Pré-colombienne
- Death & Beyond : traditions et croyances entourant la mort et l'après-vie à travers le monde !
Mes profs sont toujours aussi sympathiques et ne cessent de faire preuve d'attention à mon égard. Je crois qu'ils se demandent un peu ce que je fous là... Il faut dire que je fais office d'extra-terrestre dans ces classes, non seulement du fait de mes origines, mais aussi du fait que j'ai déjà beaucoup plus d'expérience et de connaissances en anthropologie que les autres (toutes mes excuses pour t'avoir sous-estimé, cher système français).
Petite vue sur la fac enneigéeWeather (si, si, c'est digne d'être abordé en dehors des small talks !)
Vous n'avez pas vraiment besoin de moi pour savoir ça mais je vais me permettre de le rappeler quand même : ici, c'est l'hiver !
Et l'hiver à New York, c'est pas une blague les mecs... Pas de demi-mesures dans l'air ! Tout d'abord, des températures polaires et presque dignes de mon séjour en Bosnie : on est tombé jusque dans les -17° un week-end. Résultat : nos canalisations ont gelées plusieurs fois. La première, on a dû survivre à 3 jours sans douche ("Comment réapprendre à se laver avec un seau"). La deuxième fois n'a durée qu'un jour mais a également touché les autres robinets ("Comment réapprendre à cuisiner à l'eau minérale").
Ensuite, la température nous ammène à parler de ses conséquences : la glace ! Et oui, toute mon île s'est transformée en patinoire géante depuis plusieurs semaines et mon trajet pour aller à la fac ressemble plus à un parcours du combattant qu'à une promenade de santé, surtout quand on rajoute dans l'équation les multiples collines que j'ai à descendre et monter constamment. Bref, mon conseil : évitez les trottoirs, prenez la route ! C'est le seul endroit dégagé par les chasse-neiges et salé par la suite.
Dernière variable : la neige. Pour en avoir, on en a ! C'est joli, mais ça demande un matériel adapté : vive la vie en bottes, je vous le dis. Mais je dois avouer que je ne m'en suis pas encore lassée. Le campus sous la neige est un endroit magnifique : les pelouses immaculées, les arbres comme recouverts de cristal, le ciel bleu en contraste, etc. Je vais courir régulièrement dans un parc à côté de chez moi et il y a là-bas un lac entièrement gêlé. Au coucher du soleil, c'est tout simplement superbe.
Food (attendez, ça reste tout de même l'essentiel dans la vie ! Moi, française ? Comment avez-vous deviné ?)
Avec Fred, un des mes colocs, on a sérieusement décidé de se remettre à cuisiner. Avant ça, je commençais doucement à me laisser couler dans le confort de la cafétaria et du chinois à domicile (bon, pas à ce point-là, mais vous saisissez le principe).
Je crois que le tout a été amorcé par l'anniversaire de Paola : pour l'occassion, la demoiselle a suggeré que l'on cuisine un repas français à nos amis américains. Finalement, le menu n'était pas vraiment français mais la qualité y était : cake aux tomates séchées, mozarella, olives et basilic en entrée avec une salade de pousses d'épinard agrémentée d'amandes effilées et de poires, puis un risotto au jambon sec et aux champignons et pour couronner le tout, une galette des rois maison. Ces chers américains ont beaucoup aimé la tradition de la galette et se sont adonnés avec enthousiasme au cérémonial du plus jeune sous la table et de la désignation des parts.
Bref, racontant tout ça à Fred et réveillant nos papilles, on s'est séparé la semaine en deux et chacun de nous cuisine à tour de rôle. Depuis, je navigue entre la France (poulet à la moutarde au miel et pommes de terre sautées au piment de cayenne et aux herbes), l'Italie (poulet au parmesan et gratin de courgettes), la Grèce (aubergines farcies à la feta et aux pignons de pin), la Thaïlande (curry vert au lait de coco) et le Japon (les indémodables sushi). De son côté, Fred me fait découvrir la cuisine du Sud des Etats-Unis (Fried chicken and collard greens, mixed grilled seafood, linguini aux coquilles saint-Jacques, etc.)
De même, je tâche de continuer mon exploration culinaire de Manhattan et dernièrement ce qui nous a fait craquer, ce sont les cupcakes de la Magnolia Bakery. Les gens font la queue devant jour et nuit (c'est ouvert encore après minuit) et honnêtement, ça vaut le coup. Yummy !
Sports (tout cela commence à ressembler aux rubriques d'un magazine...)
Grand moment de la vie américaine : le week end dernier, c'était le Superbowl ! Pour les incultes, le Superbowl est la finale du tournoi de la NFL, la National Football League. C'est ici l'occasion d'acheter une nouvelle tv écran plasma géant et home cinema, c'est l'occasion de boire de la bière et de hurler sur l'arbitre et c'est l'occasion de se retrouver pour en profiter entre amis. C'est aussi un moment très attendu en ce qui concerne les publicités. Les 30 secondes de pub pendant le superbowl coûtent 30 millions de $ (100 000$/sec) alors essayez un peu de vous imaginer qui a les moyens de se les payer... Or, étant donné que le trait le plus marquant de la télévision américaine se résume à l'interruption constante des programmes par des commercials breaks (toutes les 5 à 10 minutes en moyenne), le Superbowl est une véritable mine d'or pour les publicitaires. On s'est donc amusé à parier sur les produits présentés. J'ajouterai seulement que Coca et Pepsi étaient naturellement de la partie mais également beaucoup de films.
Cela dit, notre Superbowl aura été très fortement teinté d'alliance américano-française. D'abord un nombre égal de participants de chaque côté : quatre américains (Miles et Fred, mes colocs, Natalie, la copine de Miles et J.T, un ami de Miles) et quatre français (Paola, Jo, Salem et moi). Et un découpage de la soirée en deux : une première mi-temps accompagnée de nachos & salsa et de bière (de la budweiser bien sûr...) et une deuxième mi-temps au champagne et au foie gras grâce à Jo.
Party (hé, j'ai 21 ans maintenant, il est temps que j'en profite !)
Quelques sorties bien sympas ces derniers mois, maintenant que j'ai l'âge légal d'entrer dans les bars. Mais beaucoup de sorties musicales également. Après les jazz clubs de décembre, on a été voir un concert au théâtre où travail Jo : c'était un intéressant mélange de musique électronique et de violon. Sur la scène, un panier de pommes surplombé du signe "Free Apples" et deux chaises, l'une coiffée de la mention "Massage Chair" et vraiment agrémentée d'un masseur et l'autre juste derrière le violoniste et labellée "Best Seat in the House". Le principe était que le spectacle se voulait interactif : les spectateurs pouvaient évoluer librement sur la scène pendant la musique, aller se chercher une pomme, se faire masser au rythme du violon, aller s'asseoir derrière les artistes, regarder par-dessus l'épaule du mixer ou tout simplement se balader. Concept assez sympa, même si presque toutes les pommes sont parties avant le début et que les gens allant sur scène se sont comportés un peu comme des enfants. Bref, on fait ce qu'on peut avec un public de hipsters !
Sinon, je suis aussi allée pour la première fois aux "Target First Saturdays" au Brooklyn Museum. Tous les premiers samedis du mois, Target (une chaîne de supermarchés qui ne se concentre pas seulement dans la nourriture mais aussi vêtements, électroniques, etc) et le Brooklyn Museum organisent toute une série d'activités centrées sur un thème dans les locaux du Musée. Ce mois-ci était consacré à la "Black American History". Le soir, était organisée une Dance Party avec deux DJs mixant sur une sélection de titres faisant hommage à James Brown et Fela Kuti, mais le plus sympa dans l'histoire, c'est le lieu où cela se déroulait : la Beaux-Arts Court du 3e étage, sorte de gigantesque atrium d'architecture néo-classqiue d'où pendait un grand lustre tout illuminé et dont les arcades sont pleines de peintures européennes. Je vous laisse imaginer l'ambiance. Après avoir déjà fait un concert electro dans une cathédrale en Tunisie, je classe cette fête dans mes must d'espace-temps incongrus pour faire la fête !
Ce sera tout pour l'instant.
Irène (ma coloc en France pour ceux qui ne savent pas) arrive lundi pour deux mois et demi. Je songe donc sérieusement à me lancer dans mon programme de voyage. Avec un peu de chance, je posterai bientôt un article sur une virée intéressante !
debout dans le
couloir, autant dire qu'on n'a pas vu grand chose du paysage. Heureusement, l'ambiance était bonne enfant et tout le monde plaisantait dans les wagons. Détail amusant : on a traversé plusieurs
réserves indiennes et on a eu droit à des annonces dans tout le train nous avertissant que nous n'avions pas le droit de prendre des photos pendant vingt minutes !